par GodOfTrively Guides de voyage

Guide de voyage à Copenhague : 10 incontournables à voir et à faire

Guide de voyage à Copenhague avec tout ce que j'aurais aimé savoir avant de partir : monnaie, langue, Tivoli, Nyhavn, la Petite Sirène et comment se déplacer dans une ville qui n'utilise pas l'euro.

Vous partez à Copenhague et vous ne savez pas par où commencer à organiser ? L’idée d’arriver dans un pays européen qui n’utilise pas l’euro vous donne un peu le vertige ? Si c’est le cas, je vous invite à continuer à lire : je vous raconte ici, point par point, tout ce que j’aurais aimé savoir avant mon voyage dans la capitale danoise. Basé sur les jours passés entre Nyhavn, Tivoli et les quartiers moins touristiques, je vous laisse ce guide de voyage à Copenhague pensé pour que vous ne perdiez pas de temps, ne payiez pas plus cher et reveniez avec l’envie d’y retourner. C’est parti !

1. La couronne danoise : le Danemark n’utilise pas l’euro (et presque personne ne touche aux espèces)

La première chose à avoir en tête avant de prendre l’avion pour Copenhague, c’est que le Danemark, bien qu’il fasse partie de l’Union européenne, n’a pas l’euro comme monnaie : ici, on paie en couronnes danoises (DKK). C’est une conversion mentale de plus les premiers jours, mais on s’y habitue vite.

Et jusqu’ici s’arrête la ressemblance avec les autres pays sans euro, car à Copenhague, le liquide brille par son absence. Le téléphone et la carte font la loi : le sans-contact est accepté presque partout, du stand de fleurs du marché au ticket de métro. D’ailleurs, payer en espèces peut s’avérer plus compliqué que d’utiliser la carte, car certains commerces préviennent carrément qu’ils ne prennent pas les pièces.

Quelques chiffres pour vous repérer : à titre de référence, 100 couronnes danoises valent environ 13-14 euros, et les prix de l’hébergement, de la nourriture et des attractions sont relativement élevés par rapport au reste de l’Europe. Prévoyez donc votre budget en conséquence, mais sans stress : on peut voyager en dépensant moins qu’il n’y paraît si on choisit bien où manger et quoi visiter.

  • Prenez une carte sans frais et configurée sur votre téléphone (Apple Pay et Google Pay fonctionnent partout).
  • Une poignée de couronnes au cas où, mais pas plus : la plupart des commerces ne sauront même pas vous rendre la monnaie d’un gros billet.
  • Prévenez votre banque avant de partir, au cas où l’antifraude vous bloquerait les paiements à l’étranger au moment où vous en avez le plus besoin.

2. La langue : pas besoin de savoir le danois

Le danois a une prononciation assez particulière —les Danois eux-mêmes sont les premiers à l’admettre—, mais il ne vous posera aucun problème. Presque tout le monde à Copenhague parle anglais couramment, et dans les restaurants, hôtels, boutiques et transports, on vous servira sans que vous ayez à demander de répéter.

Par courtoisie, apprenez deux mots : hej (bonjour) et tak (merci). Ensuite, les menus, les sites web et les panneaux des musées sont le plus souvent aussi en anglais, donc pas besoin d’en apprendre davantage pour organiser sereinement votre voyage.

3. Se déplacer : à pied, à vélo ou en métro sans conducteur

Le grand avantage de Copenhague, c’est d’être une ville compacte. Quasiment tous les incontournables du centre —Strøget, Nyhavn, Amalienborg, la tour de Christiansborg, la tour Ronde et Rosenborg— se trouvent à 20-30 minutes à pied les uns des autres. Si vous aimez marcher, vous prendrez très peu les transports et vous verrez bien plus de la ville au passage.

Pour les distances plus longues, le métro est rapide, ponctuel et sans conducteur, et les bus couvrent bien le reste. Et attention, car à Copenhague le vélo est roi : la ville est conçue pour les deux roues, avec des pistes cyclables séparées un peu partout. Si vous en louez un, sachez que les règles imposent un respect absolu du cycliste local : ils ont la priorité dans énormément d’intersections et personne ne le prend à la légère.

Ma recommandation pratique : à pied dans le centre et, pour la Petite Sirène, Kastellet et des quartiers comme Nørrebro ou Vesterbro, un peu plus éloignés du cœur touristique, privilégiez le métro ou le vélo.

4. Nyhavn : prenez la photo, mais mangez ailleurs

Nyhavn, c’est le canal des cartes postales : maisons colorées du XVIIe siècle, bateaux historiques amarrés et terrasses qui se remplissent dès que le soleil sort. C’est probablement l’image la plus célèbre de Copenhague… et aussi l’un des quartiers les plus touristiques côté prix.

Le plan qui marche : passez-y tôt le matin, quand il y a peu de monde, prenez la photo, baladez-vous sur le quai puis filez vers Christianshavn ou le centre pour manger. Les restaurants de Nyhavn facturent souvent plus cher pour la même qualité que vous trouverez deux pâtés de maisons plus loin, et personne n’a besoin d’un smørrebrød à 30 euros pour profiter du canal.

Si vous voyagez en décembre, Nyhavn devient l’un des plus beaux décors de Noël de la ville : étals de marché le long de l’eau et gløgg chaud. Là, oui, la tentation est réelle, mais pour boire le vin épicé à prix local, mieux vaut chercher des places comme Højbro Plads, où la même boisson coûte nettement moins cher.

5. Tivoli : le parc le plus magique d’Europe

Tivoli est le deuxième parc d’attractions le plus ancien du monde —le premier, Bakken, se trouve aussi au Danemark— et il fonctionne depuis 1843 en plein centre de Copenhague. On dit qu’il a inspiré Walt Disney pour concevoir Disneyland, et une fois entré, on comprend : ce n’est pas un parc d’attractions comme les autres, c’est un jardin avec des lumières, de la musique, des stands et une atmosphère qui ne ressemble à rien.

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Ce que j’aurais adoré savoir avant d’y aller :

  • Tivoli n’est pas ouvert toute l’année : il fonctionne par saisons (été, Halloween et Noël), avec des dates qui changent chaque année. Vérifiez toujours le calendrier avant d’arrêter les jours du voyage.
  • L’entrée des jardins est une chose et les attractions, une autre : il existe des passes séparés pour les manèges. Vous pouvez tout à fait entrer juste pour vous promener parmi les lumières et les stands sans monter sur rien.
  • Acheter en ligne coûte moins cher et évite la file à la billetterie. Les jours de forte demande (week-ends de décembre et haute saison), la capacité est limitée et peut s’épuiser en ligne.
  • À Noël, le parc ouvre environ de la mi ou de la fin novembre jusqu’à fin décembre, fermé les 24 et 25. Pour les lumières, allez-y le soir (dès 17 h) et en semaine : c’est là qu’il devient le fameux million de lumières.
  • Si vous comptez visiter plusieurs attractions et musées, jetez un œil pour savoir si la Copenhagen Card inclut un peu de Tivoli : la couverture change d’une année sur l’autre et ce n’est pas toujours inclus.

6. La Petite Sirène et Kastellet : la balade au bord de l’eau

La Petite Sirène (Den Lille Havfrue) est plus petite que ce que vous imaginez : une sculpture en bronze de 1913 assise sur un rocher au bord de l’eau. C’est l’icône de la ville et, soyons honnêtes, la visite vaut surtout pour la balade qui y mène, pas pour la statue en elle-même.

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Ce qui vaut vraiment le coup, c’est tout ce qui l’entoure : la balade le long du port et la forteresse de Kastellet, une citadelle en forme d’étoile du XVIIe siècle avec remparts, douves et espaces verts où les habitants courent et se promènent sans se presser. C’est l’un des quartiers préférés de Copenhague pour marcher, et en hiver l’air de la Baltique lui donne un charme particulier.

Prévoyez d’y arriver tôt : c’est l’un des quartiers les plus visités de la ville et les photos sans monde ne sont possibles qu’aux premières heures du matin.

7. Amalienborg et l’église de Marbre : la relève de la garde à midi

Amalienborg est la résidence d’hiver de la famille royale danoise : quatre palais pratiquement identiques autour d’une place octogonale. À midi pile a lieu la relève de la garde, une cérémonie simple mais très reconnaissable qui attire pas mal de public, alors arrivez avec quelques minutes de marge.

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À deux minutes à pied se trouve l’église de Marbre (Marmorkirken), avec son énorme coupole. Monter au sommet vous offre l’un des plus beaux panoramas sur le centre de Copenhague, pour un prix d’entrée modéré. Entre la cérémonie de midi, l’église et la balade dans les jardins d’Amalienborg, une bonne partie de la matinée y passe sans qu’on voie le temps filer.

8. Christiania : une ville dans la ville (avec ses règles)

Christiania est un quartier autonome fondé au début des années 70 sur une ancienne caserne militaire, et s’y promener est une expérience qui ne ressemble à aucune autre en Europe : ateliers, restaurants, maisons colorées et une façon d’envisager la vie communautaire très éloignée du reste de la ville. Il a même son propre marché de Noël dans le mythique Den Grå Hal.

C’est un lieu pensé pour être respecté : on y marche et on y regarde, en suivant les règles du quartier, comme ne pas courir, ne pas prendre de photos là où on vous le demande (surtout sur Pusher Street) et ne pas interrompre les commerces des habitants. De deux heures de balade entre Christianshavn et Christiania vous en avez largement assez, et le contraste entre le canal du XVIIe siècle et l’esprit libre du quartier est l’une des choses les plus curieuses du voyage.

9. Rosenborg : les joyaux de la couronne en plein centre

Le château de Rosenborg est la quintessence de l’opulence danoise : construit au début du XVIIe siècle comme résidence d’été, il abrite aujourd’hui l’une des collections royales les plus complètes d’Europe. Son trésor le plus célèbre, ce sont les joyaux de la couronne danoise, dont les couronnes et les bijoux encore exposés lors des grandes occasions de la monarchie.

Il est en plein centre, entouré par les jardins du Roi (Kongens Have), l’un des parcs les plus anciens et les plus appréciés de la ville. En hiver, les jardins se vident et la balade gagne en tranquillité ; en été, c’est purement la vie locale. Et un détail : en hiver, Rosenborg et la tour Ronde ferment plus tôt que le reste du centre historique, autant donc prévoir la visite en début d’après-midi.

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10. La tour de Christiansborg : les trois pouvoirs et une vue gratuite

Le palais de Christiansborg, sur l’île de Slotsholmen, est de ces bâtiments qui concentrent toute l’histoire d’un pays dans un même bloc : il abrite le Parlement danois, le cabinet de la Première ministre et la Cour suprême, l’un des rares bâtiments au monde où les trois pouvoirs cohabitent sous le même toit. Et ce n’est pas le premier palais de l’endroit : les deux précédents ont brûlé, ce qui offre de fascinantes strates archéologiques.

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L’intérieur se visite avec des visites guidées en anglais qui passent par les salons royaux et les ruines médiévales des palais précédents. Mais pour le quotidien du voyageur, le meilleur est là-haut : la tour de Christiansborg offre un accès gratuit, avec ascenseur, et de ses vues on comprend d’un coup d’œil pourquoi Copenhague est une ville conçue pour la marche.

Où manger : pourquoi le smørrebrød est tout bénéfice

Manger à Copenhague n’est pas donné, mais il y a des plats qui méritent leur budget et d’autres qui vous sortent d’affaire sans ruiner le voyage :

  • Smørrebrød : le sandwich ouvert de pain de seigle garni de hareng, de saumon ou de viande. C’est le plat phare du pays : vous pouvez le goûter en version économique à emporter ou en version premium dans les restaurants classiques.
  • Pølser : les hot-dogs danois de rue. Rapides, bon marché et étonnamment savoureux quand le froid se fait sentir.
  • Kanelsnurrer : le roulé à la cannelle. Les bonnes boulangeries le sortent du four chaque matin et c’est une gourmandise incontournable.
  • Gløgg et æbleskiver en hiver : le vin chaud épicé et les petites boules façon beignet au sucre glace forment la combinaison parfaite entre les stands des marchés de décembre.

Un conseil que je répète toujours : passez devant les établissements des places les plus touristiques sans vous arrêter et entrez là où vous voyez des Danois combler les salles aux heures des repas. L’écart qualité-prix est abyssal.

Excursions d’une journée : Kronborg, Roskilde et un train vers la Suède

Si vous avez un jour de plus, Copenhague est une excellente base pour sortir de la ville et découvrir les environs :

  • Kronborg (Helsingør) : le château d’Hamlet de Shakespeare, à environ 45 minutes en train depuis la gare centrale. C’est le château Renaissance le plus spectaculaire du Danemark.
  • Roskilde : la cathédrale, inscrite au patrimoine de l’UNESCO, et le musée des bateaux vikings, avec les restes reconstitués de drakkars du XIe siècle.
  • Malmö (Suède) : à 40 minutes en train en traversant le pont de l’Øresund, vous êtes dans le pays voisin sans presque aucun effort, à condition d’avoir un document d’identité en règle pour franchir la frontière scandinave.

Les trois sont réalisables en une journée, mais mieux vaut n’en choisir qu’une : Kronborg et Malmö ensemble vous font passer plus de temps dans le train qu’à destination, et Roskilde mérite toute une après-midi pour ne pas courir.

Combien de jours il vous faut (et si la Copenhagen Card en vaut la peine)

En deux jours en forçant un peu, on voit l’essentiel ; en trois jours, on voyage tranquille (deux de ville et un d’excursion), le schéma que reprennent la plupart des guides et celui que je recommande si vous pouvez allonger le séjour. Le centre dense aide : on ne perd pas des heures dans les déplacements entre les attractions.

À propos de la Copenhagen Card : pendant des années, elle a inclus les transports publics et l’entrée à des dizaines de musées et d’attractions (Rosenborg, Christiansborg, le musée des bateaux de Roskilde, l’aquarium Den Blå Planet…). Cela dit, la couverture change à chaque saison, alors faites vos calculs avec les attractions que vous comptez vraiment visiter avant de l’acheter. Et attention : ne tenez pas pour acquis qu’elle inclut Tivoli ; au fil des ans, il a été inclus tantôt oui, tantôt non, alors vérifiez sur la liste en vigueur.

Derniers conseils pour revenir avec de bons souvenirs

Pour clore le guide, quatre choses qui font toute la différence :

  • Réservez Tivoli et les visites guidées en ligne à l’avance en haute saison ou pendant la semaine de Noël : ils s’arrachent et en été, la capacité est aussi limitée.
  • Habillez-vous par couches : le vent de la Baltique se fait sentir, et en hiver les températures avoisinent ou descendent sous 0 °C. L’été est doux et lumineux, mais les soirées rafraîchissent toujours.
  • En hiver, les journées sont courtes —en janvier, il fait jour vers 9 h et sombre vers 16 h—, alors structurez vos journées en réservant les visites en extérieur aux heures de clarté et celles en intérieur pour l’après-midi.
  • Faites-vous un plan unique avec les étapes, horaires, billets et réservations. Dans une ville aussi praticable à pied, on finit très vite par reconstruire l’itinéraire à partir d’une conversation WhatsApp perdue.

C’est justement là que Trively peut servir lors d’un tel week-end : garder réunis la carte avec les lieux enregistrés, les horaires et les billets, et avoir le plan accessible même si la connexion flanche dans le métro ou sur le trajet vers l’aéroport. Elle ne remplace ni les sources officielles ni les réservations de transport : elle évite seulement de finir à chercher un vieux PDF pendant que tout le groupe attend dans la queue de Tivoli.